ARTILLAC

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C’est une aventure agricole, artisanale et humaine qu'on vous raconte dans ce podcast.

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Artillac est né d’un territoire que Lionel Gardrat connait intimement : la côte atlantique, ses sols calcaires, son climat océanique, sa lumière. Lionel voulait créer un malt qui raconte cette douceur saline et cette authenticité rurale. Artillac, un whisky artisanal, local, 100% biologique.

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#6 L'entonnage, mariage avec le bois

Le new make sort de l'alambic entre 60 et 71 degrés, et Lionel le réduit à l'eau osmosée avant l'entonnage pour baisser l'agressivité sur le bois et faciliter le vieillissement. Il répartit son eau-de-vie dans trois types de contenants : fûts neufs de chêne français et américain fournis par la Tonnellerie de Jarnac, barriques ayant contenu ses propres vins, et fûts de pineau, ces deux derniers constituant un recyclage idéal de son stock existant. Stéphie Quarré de la Tonnellerie de Jarnac, partenaire historique de Lionel sur ses vins et cognacs, explique que le bois est un exhausteur aromatique dont les composés se révèlent différemment selon l'intensité et le temps de chauffe : d'une chauffe légère qui préserve les arômes du malt, à une chauffe moyenne apportant vanille et caramel, jusqu'à une chauffe intense donnant des notes fumées et de moka.

Pour Artillac, deux profils ont été travaillés : une chauffe puissante de type cognac aux notes boisées et texturantes, et une chauffe très intense sur feu traditionnel avec des chutes de chêne français, renforçant minéralité et salinité du terroir. Lionel pratique une méthode peu courante : durant les deux premières années, il vide l'ensemble de ses fûts deux fois pour réaliser des assemblages qui unifient l'extraction du bois à 80% sur tout le lot, évitant la sur-extraction du neuf tout en apportant du boisé à l'ensemble. Cette technique, guidée par Alexandre Vingtier mais surtout par l'instinct et la dégustation, permet ensuite à chaque eau-de-vie de vivre sa propre évolution dans son fût d'origine, développant des différences subtiles au fil des années. L'utilisation de fûts neufs, très rare dans le whisky écossais où elle est souvent remplacée par des "concentrés de bois" tolérés, représente un choix coûteux mais qualitatif qui contribue au caractère unique d'Artillac.

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Conception, production et communication : EQE Podcast
Conception-Réalisation, Itw, montage, : Armel Toucour
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#7 L'embouteillage et l'avenir

L'embouteillage, moment de concrétisation d'une année de travail, a d'abord nécessité de définir l'identité visuelle d'Artillac avec le choix d'une bouteille unique trouvée par hasard dans un salon : noire et irisée, avec un système de vagues rappelant le côté maritime, elle ne laisse pas voir le produit et tranche avec tout ce qui existe sur le marché. Thibault Heutre, graphiste de l'agence Outdoo Factory, a créé l'univers graphique autour de lignes topographiques conceptualisant l'aspect maritime et agricole du terroir, convergent vers un fossile qui constitue l'identité même d'Artillac, décliné sur la bouteille et tous les supports visuels. La première récolte a produit une capacité de 20 000 bouteilles, aujourd'hui ramenée à environ 10 000 bouteilles par an, le premier millésime 2023 ayant été tiré à la main en 1650 exemplaires avant l'acquisition d'une machine d'embouteillage adaptée.

Pour Lionel, l'éthique du projet est fondamentale : ce n'est pas un produit pour faire la fête mais pour des amateurs de whisky, à travers lequel un terroir montre sa capacité à produire, l'alcool étant littéralement extrait de la terre par les racines de l'orge en agriculture biologique et locale. La démarche de valorisation est complète : les drêches (résidus de brassage riches en protéines) sont données à des éleveurs locaux plutôt que jetées, créant un circuit vertueux coordonné par la Brasserie Georgette. Né à Saint-Georges-de-Didonne en 1974 et habitant à Cozes, Lionel revendique son ancrage profond dans ce territoire de Royan Atlantique qu'il qualifie de "pays de cocagne" béni par le climat, les paysages et la gastronomie. Le millésime 2023, distillé début 2024, pourra légalement s'appeler whisky début 2027 après trois ans d'élevage, et Lionel dispose actuellement d'une centaine de fûts de 225 litres représentant un potentiel de 47 000 bouteilles ; son ambition est d'écouler entre 5 000 et 10 000 bouteilles de whisky par an, restant à taille humaine tout en incarnant le concept de "Single Estate" kilomètre zéro défendu par Alexandre Vingtier.

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