Une fois le wash récupéré de la Brasserie Georgette, Lionel le distille dans son alambic charentais à deux passes et à feu nu, celui-là même qu'il utilise depuis 20 ans pour ses cognacs. La première passe, qui dure environ 12 heures, transforme 20 hectolitres de wash en "brouillis" à 30-32 degrés d'alcool. Ce brouillis est ensuite repassé dans l'alambic pour la "bonne chauffe", où Lionel sélectionne minutieusement le cœur de chauffe en éliminant les têtes (trop éthérées) et les queues (qui perdent en finesse aromatique).

Ce travail de sélection se fait au nez et à l'expérience : dès que le distillat sent bien la céréale, on coupe et on prend le cœur pendant 5 à 6 heures, obtenant un liquide à 60-71 degrés appelé "new make", futur whisky qui ne peut porter ce nom qu'après trois ans de vieillissement. Lionel recherche avant tout la finesse et l'élégance de l'eau-de-vie, en veillant à l'absence de défauts, tout en laissant s'exprimer l'effet millésime lié au terroir et à la météo de l'année. Alexandre Vingtier souligne l'avantage compétitif français : contrairement aux distilleries écossaises ultra-industrialisées qui cherchent à maintenir des standards au moindre coût, les producteurs français comme Lionel travaillent sur des single malts de millésime avec une approche qualitative artisanale. La distillation à la flamme nue, méthode charentaise traditionnelle que seules quelques distilleries familiales écossaises pratiquent encore, permet d'obtenir deux fois plus de composés aromatiques et une complexité incomparable, malgré un coût énergétique supérieur de 30%.

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Conception, production et communication : EQE Podcast
Conception-Réalisation, Itw, montage, : Armel Toucour
Marketing, commercialisation : Frédéric Delesque
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